Lundi 22 Septembre 2008
André-Jean GODIN (1900-1978) Né le 11 juillet 1900, à ALGER, André-Jean GODIN entre au ministère des finances en 1924. Attaché à divers cabinets ministériels de cette administration, de 1924 à 1926. Détaché, en 1926, à la Direction générale des finances du Maroc, en qualité d'inspecteur des services financiers, y devient, en 1927 et 1928, chef du cabinet du Directeur général. Son grand-père fut instituteur à Guîtres, poète et écrivain. Son père, Pierre GODIN, Procureur général de la Cour des Comptes, avait été Préfet, Directeur du cabinet civil de Georges CLEMENCEAU, de 1917 à 1920, Président du Conseil municipal de Paris, en 1926. Sous-préfet, en 1928, est affecté comme chef-adjoint au cabinet d'André TARDIEU, ministre de l'Intérieur (1928-1930). Chef de cabinet du Préfet de Police de 1930 à 1932. Directeur-adjoint à la Préfecture de Police de 1932 à 1942. Affecté, au moment de la guerre, au Grand Quartier Général, comme attaché d'intendance, reprend ses fonctions, aussitôt après l'armistice, à la Préfecture de Police. En septembre 1940, réalise, par un cambriolage, la récupération d'un stock considérable de fournitures confisquées par les Allemands et sous scellés dans un entrepôt. Commence à recueillir, dès le mois suivant, des renseignements sur l'ennemi, s'efforce de les faire parvenir aux Alliés, et met sur pied la première cellule de renseignements constituée à la Préfecture de Police, utilisant pour cela une filière qui sera découverte, ce qui entraînera l'arrestation de plusieurs de ses membres et de leur "boîte aux lettres" Procure des secours aux victimes des persécutions (évasions, changements d'identité, etc....) Etablit ainsi, entre le camp de DRANCY et les familles des internés, un canal par lequel s'acheminent pendant des mois, colis, correspondances, informations. Distribue à des clandestins de fausses cartes d'identité et d'alimentation. Assure le passage de la frontière espagnole à des équipes de réfugiés politiques, notamment à des officiers de réserve belges en route pour l'Angleterre. Est contacté au mois d'octobre 1943 par Achille PERETTI, fondateur du réseau AJAX. S'y affilie et se trouve chargé par son chef d'assurer la direction d'une section de ce réseau à installer en "zone nord". Nommé chef de mission par "la France Combattante" dont le siège est à LONDRES. plusieurs secteurs ou sous-secteurs : ceux de ROUEN, AMIENS, ST QUENTIN, VERSAILLES, REIMS, NANCY, BESANCON, DIJON et AVALLON. Il développe celui de CHÂLONS-SUR-MARNE. Pendant la période qui précède immédiatement la Libération, il prend contact avec le Conseil National de la Résistance et les délégués du Général de GAULLE. Elu Député de la Somme à la 2ème Assemblée Constituante puis à la 1ère Assemblée Nationale, en 1946, il sera vice-président des suivantes de 1951 à la fin de 1955. Préfet hors classe (pour ordre) en 1954, il prendra sa retraite en 1960. Il deviendra alors administrateur de sociétés (1960-1978). André-Jean GODIN, Vice-président honoraire de l'Assemblée Nationale et Préfet honoraire, est Compagnon de la Libération, Commandeur de la Légion d'Honneur, titulaire de la Croix de Guerre avec quatre citations, décoré de la rosette de la Résistance et de la "King's Medal for courage". Il repose dans le petit cimetière de BONZAC où une plaque commémorative a été apposée le 15 septembre 1996 par Mr Jean-Louis BIAIS, Maire ; Mr Jean-Claude BIREAU, Député, Conseiller Général du canton de Guîtres, Mr Georges LEDOUX, Président de la section des Français libres de la Gironde et de Mme Hélène GODIN, son épouse. | | Chaussenery F |
Dimanche 21 Septembre 2008 Pont Suspendu
PONT SUSPENDU
Ce pont construit en bois(vers 1870) a été remplacé pour permettre la circulation des véhicules et relier les communes de Bonzac et Saint-Denis-de-Pile. Mis en œuvre en octobre 1930. Lors de l'inauguration le 3juin 1931, alors que des camions chargés de sable et de graviers testaient sa solidité, le pont s'est écroulé causant la mort de plusieurs personnes (voir le journal la petit gironde). Il a été reconstruit en 1935 et remis en service en 1941,puis restauré en 1998 Ce pont a une longueur de 63métres, traverse la rivière l'Isle et se trouve sur le 45 parallèle | | Chaussenery F |
| | Dimanche 21 Septembre 2008 Château Trincaud
La famille LACAZE
Le Château Trincaud, autrefois Trinquaud, est bâti à flanc de coteau, dans un cadre champêtre, non loin du Château de la Madeleine
Le domaine de Trincaud a été acheté le 24 mai 1851 par Mr et Mme François-Gaston Lacaze (descendants d'une lignée de négociants en vin de Libourne) aux héritiers de Mr Durand de Lavaux Martin, ancien maire de Bonzac. A sa mort, en 1857, c'est son fils Alfred Lacaze, ministre plénipotentiaire après avoir été longtemps attaché au cabinet du Duc Decazes, alors ministre des affaires étrangères, qui hérite de la propriété. Avec sa femme, Mlle Isabelle Béranger, ils ont fait construire en 18971'actuel château Trincaud en confiant les travaux à Mr Pujibet, architecte à Bordeaux. Après la mort de Mr Alfred Lacaze, sa femme continua à s'occuper de la propriété avant de la donner à son fils, Pierre Lacaze. Ce dernier, officier d'artillerie, puis administrateur des mines de Carrnaux et des assurances "La Paternelle", fut maire de Bonzac pendant la deuxième guerre mondiale, de 1941 à 1944. Marié à Mlle Marguerite de la Masselière, il eut trois enfants. Le second, Bernard, hérita de Trincaud et s'en occupa pendant de longues années. Il réorganisa petit à petit le vignoble, refit le chai et se lança dans la commercialisation, en direct, du vin de la propriété. Vin de grande qualité grâce à l'excellent terrain argilo-calcaire des coteaux de Bonzac qui était classé, à l'époque, seconde côtes de Fronsac. Actuellement, la propriété appartient à deux des enfants de Mr et Mme Bernard Lacaze : Mme Arnaud Gillet (née Isabelle Lacaze) et Mr Bruno Lacaze.
Jacques LACAZE (1752- 1793) : Cousin de Matthieu-Gaston Lacaze. Le plus méconnu de ceux qu'on a appelé "les Girondins". Au procès de Louis XVI. il fut le seul députéà voter contre la peine de mort. Arrêté puis enfermé à la conciergerie, il fut guillotiné le 31 octobre 1793.
Matthieu Gaston LACAZE(1768-1850) : Père de l'acquéreur du domaine de Trincaud avec son cousin Jacques ( futur député à la convention), il fonda la Société des Amis de la Constitution. Pendant la Terreur, il fut emprisonné, échappa de peu à la guillotine, pour avoir tenu de mauvais propos contre la Montagne. "Partout il s'était fait remarquer par la sagesse de ses principes, son érudition et son amour du bien public." (article nécrologique ) Il fut Maire de Libourne de 1800 à 1815, membre du Conseil Général, Président du tribunal de commerce (à plusieurs reprises ), administrateur d'établissements de bienfaisance, Officier de la Légion d'Honneur.
Théophile LACAZE : (1799-1846) : Artiste peintre, homme érudit et modeste, aimant l'art pour lui-même." Aux agitations de ce monde, il a préféré le calme et les douces émotions de la vie privée". Théophile Lacaze, tout en restant à Libourne, était salué par les critiques de Paris et l'Etat fit l'acquisition de quelques tableaux pour les appartements de la Reine."ce talent si frais, si gracieux, si original ne pouvait échapper à l'attention de celui qui, par sa constante sollicitude et sa protection éclairée, a donné aux arts, en France, un essor dont les siècles passés offrent peu d'exemples.Le Roi des Français éleva Théophile Lacaze à la dignité de Chevalier de la Légion d'honneur"(Courrier de la Gironde- 19.09.1846)
Alfred LACAZE : Attaché au cabinet du Duc Decazes (son cousin) pendant plusieurs années, puis ministre plénipotentiaire. Homme très intelligent, érudit et fin, Alfred Lacaze fut en poste dans plusieurs pays étrangers. Il a toujours été très apprécié tant pour ses capacités que pour son sens humain et sa droiture. Tout au long de sa carrière diplomatique, il reçut de nombreux honneurs : - Chevalier de la Légion d'honneur en 1877 - Décoration du Lion et du Soleil (empire perse) en 1873, - Officier de l'Ordre de l'Etoilede Roumanie en 1883 - Croix de Grand Officier de l'Ordre de l'Etoile Brillante (Sultanat de Zanzibar) en 1891, - Commandeur de l'Ordre de Léopold (royaume de Belgique)en 1892, - Grand officier de l'Ordre Pontifical de Saint Grégoire le Grand, par le Pape Léon XIII dont il était très proche et intime. | | Chaussenery F |
|
Dimanche 21 Septembre 2008 Le Blason
LE BLASON DE BONZAC ------------------------ Surmonté de la couronne ducale, en mémoire de l'illustre famille DECAZES qui a marqué très fortement l'histoire de la commune, le blason de Bonzac est divisé en trois parties symbolisant les trois éléments essentiels que sont : la pierre, la vigne et l'eau. Le moulin, siège aujourd'hui de la mairie, évoque les magnifiques châteaux dominant la vallée. Les grappes et le tonneau représentent la principale activité agricole du coteau : la viticulture. Le poisson signale la présence incontournable de la rivière : l'ISLE. ----------------------------------- Création en 1997 par l'équipe municipale | | Chaussenery F |
| | Dimanche 21 Septembre 2008 Château de Montfavier
LE CHÂTEAU DE MONTFAVIER
Le château de Montfavier est situé sur une hauteur dominant la vallée de l’Isle. La plus ancienne partie du château remonte au XVème siècle et a été remaniée aux XVII et XIXème siècles. Flanquée de trois tours, cette construction constitue un des fleurons architecturaux de notre patrimoine bâti. Cette propriété, qui possédait, à l’origine, une exploitation viticole a séduit des familles passionnées d’équitation. Pour en témoigner, l’écurie, située dans une magnifique dépendance comprenait une sellerie et des boxes à chevaux rivalisant avec les plus belles écuries de Chaumont sur Loire.
En 1472, on trouve la famille Georges installée dans la maison noble de Montfavier. En 1536, elle fut acquise par la famille Teuille. En 1606, Menaud de Richon, conseiller du roi et receveur-payeur des gages en la cour du Parlement de Bordeaux, achète la propriété pour son fils Etienne de Richon, chevalier, conseiller du roi et trésorier général de France. Elle reste en possession des Richon durant trois successions jusqu’à la Révolution : Bernard de Richon, écuyer, fils de Etienne et Philippe de Richon, conseiller honoraire au parlement de Bordeaux, fils de Bernard.
Pendant la Révolution, on pense que la propriété fut confisquée par l’état et vendue aux enchères. Montfavier passe alors à la famille de Rabar qui possédait déjà des terres à Bonzac. M. de Gères,gendre de M. de Rabar élit domicile à Montfavier. Il eut deux filles. Une épousa le baron de Sultzer et l’autre le chevalier de Massip, de l’ordre de Malte, propriétaire du château de Mallerei, à St-Loubès. Elle est l’arrière grand-mère du propriétaire actuel, Jean Vallet de Payraud, du château de Payraud, à Bonzac.
La baronne de Sultzer vendit Montfavier à M. de Osma, ancien ministre du Pérou à Londres qui y vécut en 1869, et qui s’appliqua à y apporter d’importantes améliorations. En 1874, ses vignes produisaient 20 tonneaux de rouge et 15 tonneaux de blanc.
Montfavier passa ensuite entre les mains de M. de Guilhemanson, un escrimeur passionné, dont son portrait, en costume d’escrimeur, épée à la main, avec la devise “pour fendre et se défendre”, daté de 1888, se trouve encore sur le mur de la bibliothèque du château. Son épouse, une excellente cavalière, montait chaque matin, en amazone, pour une promenade dans la campagne environnante.
En 1899, le château fut vendu à Albert Caron de la Carrière dont les chevaux au poil noir et luisant, richement harnachés étaient souvent attelés à un magnifique landau...
En 1925, Montfavier fut acquis par M. Frouin, député de la Gironde et vendu par ses héritiers en 1990, à M. Raphaël Benghiat.
Edward Guillon, dans son livre “Les châteaux historiques de la Gironde” (1869) écrit au sujet de Montfavier “une ancienne maison noble se prêtant aux idées superstitieuses ; aussi, les légendes ne lui ont-elles pas manquées...” On se souviendra notamment de celle du Vert-galant qui coucha, chez le seigneur de Montfavier, en 1585, année où il convoqua à Guîtres, dans la grande salle de l’abbaye, les députés des provinces et les chefs protestants. En 1587, Henri IV y coucha, la veille de la bataille de Coutras. Enfin, il existerait un ancien passage souterrain qui mènerait de Montfavier à l’église de St-Martin de Laye... | | Chaussenery F |
|
Dimanche 21 Septembre 2008 Logo
BONZAC
Canton de Guitres arrondissement de Libourne Superficie : 748 ha Population 2007 :743 Hab Habitants : les Bonzacais Cours d'eau l'Isle
Origine du nom : du latin bonae aqua « bonnes eaux » ,ou de l'anthroponyr; latin Bonitius | | Chaussenery F |
| | Dimanche 21 Septembre 2008 Clément Thomas
Clément THOMAS (1808-1871) Girondin à la Constituante de 1848, fusillé en 1871. THOMAS (Jacques-Léonard, dit Clément), fils de Jean Gabriel THOMAS et de dame Marie Vitrac, naquit à Perrin d'Hoge, commune de Bonzac, le 29 décembre 1808. Entré au service comme volontaire et devenu maréchal des logis au 9° cuirassiers, il prit part au complot de Lunéville et figura, en 1835, parmi les accusés du procès d'Avril. Condamné à la détention, il s'échappa de Sainte Pélagie et se réfugia en Angleterre. Rentré en France après l'amnistie Molé, il collabora à la rédaction du National. Envoyé en 1848 comme commissaire du gouvernement provisoire dans le département de la Gironde, il fut élu représentant à l'Assemblée constituante par 50 000 voix, en même temps qu'il était nommé à Paris, colonel de la 2° légion de la Garde Nationale. Après le 15 mai et à la suite de l'arrestation du général de Courtais, il succéda à ce dernier dans les fonctions de général de la Garde Nationale, et fut remplacé, quelques temps après, dans son commandement par le général Changarnier. Déporté après le coup d'Etat de 1851, il refusa de profiter de l'amnistie de 1850 et alla habiter la Suisse, où il demeura jusqu'à la révolution du 4 septembre 1870. Dès les premiers jours du siège de Paris, il fut nommé chef du 48° bataillon de la Garde Nationale, puis commandant du troisième secteur des fortifications et devint le 4 novembre 1870, commandant en chef de la première armée des Gardes Nationaux de la Seine. Le 14 février 1871, au moment où expiraient les pouvoirs du gouvernement de la Défense nationale, il envoya sa démission au général Trochu. Arrêté à Montmartre par les insurgés de la Commune, il fut conduit devant le Comité central avec le général Lecomte, et fusillé, en même temps que ce dernier, sans le moindre simulacre de jugement. Le 26 mars suivant, l'Assemblée vota une pension viagère aux veuves des deux généraux, et l'érection, aux frais de l'Etat, d'un monument funèbre qui fut construit au Père Lachaise. | | Chaussenery F |
|
|